Au Maroc, on ne peut oublier longtemps qu'on ne se trouve plus en Europe. L'étroit Détroit de Gibraltar qui sépare l'Europe de l'Afrique est suffisant pour nous faire parvenir à un monde totalement différent, unique. Ainsi, nous avons été assez dépaysés par notre arrivée à Marrakech, mais c'était un dépaysement agréable. La nature, les gens, la température, les odeurs, les appels à la prière qui retentissent à tout heure du jour et le son incessant des voitures dans la rue; tout y était pour éveiller nos sens et pour nous faire apprécier la culture dans laquelle on s'était plongé.
La place Jeema el Fna est vraiment le coeur et l'âme de Marrakech. Quant à moi, c'est ce que la caractérise le plus des autres villes. De jour, elle est occupée par des musiciens, charmeurs de serpents, marchants d'épices et vendeurs de jus d'orange fraîchement pressé. Elle est situé à mi-chemin entre la mosquée de la Koutoubia, construite sous le règne des Almohades et dont le minaret servi de modèle à la Giralda de Séville, et les Souks, véritable quartier commercial où s'affairent les commerçants de toute sorte.
De nuit, c'est un tout autre atmosphère qui s'installe. Les vendeurs d'épices font place au restaurateurs, et des conteurs d'histoires, de blagues, de charades, ainsi de d'autres artistes viennent s'ajouter à la foule d'amuseurs publics déjà présent. Loin d'être prisé seulement par les touriste, l'endroit est fréquenté avant tout par des locaux qui cherchent du divertissement après une longue journée ensoleillée...En sommes, elle mérite avec juste titre sa place au sein du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Pour sa part, le Palais el Badi est un édifice qui fut construit au 16e siècle par le roi saadien Ahmad al-Mansour pour célébrer la victoire contre les portugais. Le palais pris 25 ans à se faire construite, était richement décora et compta 360 chambres. Malheureusement, le sultan Moulay Ismail le dépouilla ce palais de ses richesses en 1696 afin de décorer le sien à Meknès.
Comme toutes les ruines du Maroc, il n'y a eu que très peu d'efforts de préservation, et de plus, il manquerait des panneaux explicatifs qui pour nous aider à figurer ce qu'était l'endroit à l'époque.
Je termine mon résumé ici, j'espère que je vous aurai donné le goût de partir! En somme, j'ai bien aimé mon séjour à Marrakech, quoique comme première ville au Maroc, ce n'était pas de tout repos. En tant que touriste, il fallait toujours être sur ses gardes et refuser les offres de ces faux guides qui veulent nous montrer les souks, et il fallait être dur en négociation. Du plus, dès que l'on prend des photos, les figurants nous courent après pour être payés! Ce type de phénomène n'est pas étonnant quand on apprend que des gens de partout aux pays affluent vers Marrakech pour pouvoir bénéficier du tourisme. Quoi qu'il en soit, la ville à la réputation d'avoir les meilleurs souks du pays, et je tenais absolument à y acheter mon ensemble pour préparer le thé à la marocaine. Mais ce n'est pas évidant négocier quand tu n'as aucune idée du prix que tu devrais payer!!
Vous aimeriez en savoir plus sur Marrakech? Je vous invite à consulter le blogue de Eikographia (en anglais). J'y ai trouvé des articles très intéressant sur les murs, les souks, le Palais el Badi et sur les portes.









